La NBA a rendu justice rapidement dimanche, infligeant des suspensions d'un match à Ajay Mitchell d'Oklahoma City et à Justin Champagnie de Washington. Ils ont également infligé des amendes à trois autres joueurs pour leur rôle dans l'échauffourée du quatrième quart-temps de samedi soir, qui a vu Mitchell et Champagnie s'affronter près du banc des Wizards. Écoutez, nous aimons tous un peu de feu, mais quand cela déborde dans la foule, c'est là que la ligue trace une ligne rouge.
L'incident s'est produit à seulement 3:42 de la fin de la victoire à domicile des Wizards (118-112) contre le Thunder. Washington menait de huit points, 110-102, lorsque Mitchell a pénétré agressivement vers le panier. Champagnie l'a rencontré là, un peu trop agressivement aux yeux des officiels, ce qui lui a valu une faute. C'est là que les choses ont dégénéré. Mitchell, qui a terminé le match avec 14 points à 5 sur 12 aux tirs, a clairement mal pris le contact. Champagnie, qui avait 7 points et 5 rebonds en sortie de banc, ne reculait pas non plus. Des mots ont été échangés, des bousculades ont eu lieu, puis les deux joueurs ont franchi le support du panier et se sont retrouvés dans la première rangée de sièges près du banc des Wizards. C'était un désordre, et franchement, inutile.
La déclaration de la NBA a cité Mitchell pour "avoir aggravé l'altercation et avoir eu un contact avec un spectateur", tandis que Champagnie a été sanctionné pour "avoir continué à aggraver l'altercation et être entré dans la zone des sièges des spectateurs". C'est juste. Vous franchissez cette ligne, vous êtes suspendu. Mitchell manquera le match de lundi contre les Detroit Pistons. C'est un coup dur pour OKC, surtout qu'ils essaient de consolider leur place en playoffs dans la Conférence Ouest, étant troisièmes avec un bilan de 52-25. Champagnie, quant à lui, manquera le match de lundi soir de Washington contre les Milwaukee Bucks. Les Wizards ont un bilan de 15-63, donc si son absence ne changera pas leur saison, c'est tout de même une punition qui fait mal pour un joueur qui essaie de gagner une place régulière.
Mais il n'y a pas eu que ces deux-là. Eugene Omoruyi de Washington a écopé d'une amende de 20 000 $ pour "avoir aggravé l'altercation". Et deux joueurs du Thunder, Ousmane Dieng et Jaylin Williams, ont chacun été sanctionnés de 15 000 $ pour "être entrés dans la zone de l'altercation". Le fait est que Dieng et Williams ont probablement senti qu'ils soutenaient un coéquipier, ce qui est compréhensible dans le feu de l'action. Mais la règle de la ligue est claire : vous quittez le banc pendant une altercation, vous payez. Pas d'exceptions.
**Le prix de la passion (ou de son absence)**
En toute franchise : ce genre de choses arrivait plus souvent. Les joueurs étaient plus enclins à s'affronter, parfois à l'excès. Mais la ligue a sévi durement au fil des ans, et pour de bonnes raisons. Personne ne veut voir des fans en danger. Et franchement, cela a souvent l'air amateur. Mitchell et Champagnie sont de jeunes joueurs, tous deux encore en train de trouver leurs marques dans la ligue. Mitchell est une recrue de l'UCSB, et Champagnie en est à sa troisième année, ayant joué auparavant pour Toronto et Boston. Ce n'est pas le genre d'attention dont l'un ou l'autre a besoin.
Mon avis tranché ? Tout cet incident montre en fait un peu de fougue mal placée. Si les Wizards avaient eu ce genre d'intensité collective plus tôt dans la saison, peut-être n'en seraient-ils pas à 15 victoires. Et pour Mitchell, si l'on aime l'esprit de compétition, il est un élément crucial pour une équipe du Thunder avec de légitimes aspirations au championnat. Il doit apprendre à canaliser cette agressivité dans son jeu, et non dans des échauffourées. Il affiche une moyenne de 11,2 points et 4,1 passes décisives, contribuant à un jeune noyau dynamique. Le perdre pour un seul match est une perturbation.
Cet épisode devrait être un rappel brutal à chaque joueur que les émotions font partie du jeu, mais qu'il y a une limite. La franchir, et la ligue vous fera payer, à la fois financièrement et en vous faisant manquer du temps sur le terrain. C'est un message qui a résonné dimanche, et que les joueurs feraient bien de se rappeler. Je prédis que nous verrons une baisse notable de ce genre d'altercations débordant sur le bord du terrain pour le reste de la saison.