Dix-huit ans. Pensez-y un instant. Dix-huit ans que les Minnesota Timberwolves n'avaient pas gagné à Boston. C'était en 2005. Kevin Garnett portait encore un maillot des Wolves. George W. Bush était à son deuxième mandat. La plupart des joueurs de l'effectif actuel étaient encore à l'école primaire. Les Celtics avaient été la maison des horreurs personnelle du Minnesota, un endroit où les victoires allaient mourir, nuit après nuit. Mais tout cela a changé lundi, avec une victoire 102-92 qui ressemblait moins à une victoire de saison régulière qu'à un exorcisme.
Écoutez, la série de 18 défaites n'était pas seulement une statistique bizarre. C'était une barrière psychologique. Chaque fois que les Wolves venaient au TD Garden, on pouvait presque sentir le poids de l'histoire peser sur eux. Ils jouaient bien, puis se heurtaient à un mur. Ou ils se faisaient tout simplement écraser dès le début. Cette fois, cependant, c'était différent. Pas d'Anthony Edwards, pas de Karl-Anthony Towns – deux de leurs plus grandes stars étaient absentes. C'est généralement la recette d'une défaite écrasante contre une équipe comme les Celtics, qui étaient eux-mêmes sur une série de sept victoires à domicile avant lundi.
**Les jeunes assènent un coup de grâce**
Le fait est que les gars qui ont pris le relais ne se sont pas contentés de remplacer ; ils ont *cartonné*. Bones Hyland, un joueur que les Wolves ont acquis en février, a marqué 23 points. Il a tiré à 9 sur 17, dont quelques tirs à trois points cruciaux dans le quatrième quart-temps lorsque les Celtics ont tenté de revenir. Jaden McDaniels était là aussi, inscrivant 19 points avec une efficacité de 8 sur 13. McDaniels s'est discrètement développé en une véritable menace des deux côtés du terrain, et des soirées comme lundi montrent exactement pourquoi le Minnesota s'est engagé avec lui. Il ne se contentait pas de marquer ; il a harcelé des joueurs comme Jaylen Brown toute la nuit. Brown a terminé avec 30 points, mais il a dû travailler pour chaque panier face à la longueur de McDaniels.
En toute honnêteté : les Celtics semblaient un peu lents. Ils ont tiré à un misérable 39,8 % sur le terrain et seulement 28,9 % à trois points. Jayson Tatum, habituellement une terreur à domicile, a tiré à 8 sur 20 pour 21 points. Marcus Smart n'a réussi que 7 points avec 3 sur 13 aux tirs. Ce n'était pas seulement une mauvaise soirée ; les Wolves les ont mis mal à l'aise. Ils ont dominé au rebond, captant 50 rebonds contre 43 pour Boston. Naz Reid, un autre joueur qui a eu plus de minutes, a pris 13 rebonds et ajouté 10 points. Ce genre d'effort collectif, surtout sans vos deux meilleurs joueurs, en dit long sur la culture que Finch est en train de construire au Minnesota.
Cette victoire, même sans Edwards et Towns, prouve que les Timberwolves sont plus qu'une simple collection de talents ; ils développent une véritable identité. Ils sont peut-être encore à un an ou deux d'un statut de véritable prétendant, mais des soirées comme celle-ci suggèrent qu'ils sont sur la bonne voie. Quant à Boston, cette défaite devrait servir de signal d'alarme. Ils ne peuvent pas se contenter de compter sur le talent. Ils ont été surpassés par une équipe diminuée qui en voulait simplement plus.
Voici mon opinion tranchée : cette victoire, plus que toute autre cette saison, nous dit que le Minnesota est une menace légitime pour faire du bruit en playoffs, même s'ils sont une tête de série inférieure. Ils ont montré qu'ils peuvent gagner des matchs difficiles et laids sur la route contre une compétition d'élite. Et ils ont finalement banni les fantômes de Boston.